"Nous n'avons rien appris, nous ne savons rien, nous ne comprenons rien, nous ne vendons rien, nous n'aidons en rien, nous ne trahissons rien, et nous n'oublierons pas."
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Mis en ligne le 2 mai 2006

FRAP 2006, pour un printemps subversif et contestataire !

Du 5 au 14 mai 2006
à Paris

Soutenir les luttes et les alternatives, créer un espace public de réflexion, de rencontre, d’expérimentation, de créativité et de fête.

Chaque année, des individu-e-s, des associations, des squatts et des collectifs préparent au sein d’assemblées générales organisatrices, le Festival des Résistances et des Alternatives à Paris (FRAP).

D’ou vient le FRAP ?

Les "Festivals des Résistances" apparaissent à la fin des années 90 à Limoges, puis à Rennes (1999) et Grenoble (FRAKA, Festival de Résistances et d’Alternatives au Kapitalisme,1999). En 2001, cet engagement s’étend sous des noms différents à Gap, Angers, Bayeux, Lyon, Brest, Saint-Etienne, Dijon et Paris. Des fils se tissent entre ces festivals, mais les échanges restent limités. Tous ne renouvellent pas l’expérience. Les organisateurs-trices des FRA ne souhaitent pas créer de coordination nationale, mais décident parfois de mutualiser leurs expériences. En 2003, le FRAP est en lien avec le FRAKA de Grenoble et le Festival des Résistances et des Alternatives de Saint-Etienne. Depuis 2004, des festivals ont lieu à nouveau à Grenoble, à Lyon ou à Nantes. En 2005, le FRAP a eu lieu du 5 au 22 mai dans différents lieux à Paris.

Pas de subvention !

Le FRAP s’auto-finance grâce à la libre contribution de chacun et est fidèle aux principes de gratuité, d’ accès et de prix libres. Un but du FRAP est de mutualiser des moyens humains et techniques à notre disposition (récup’, glanage, auto-production) tout au long de l’année, pour mettre en place un projet commun. Ce faisant, le FRAP démontre qu’on peut faire des choses avec un petit budget et dément l’idée reçue selon laquelle, plus on a d’argent plus on a de moyens. Cette pratique d’échange et de solidarité fait que nous, artistes, squatteurs, militants, associations, collectifs, syndicats et individus, gagnerons ensemble en autonomie. Certaines organisations subventionnées participent au FRAP, mais le FRAP lui-même n’est pas subventionné.

Agir hors du champ électoral !

Le deuxième élément indiscutable de l’identité du FRAP est un positionnement contre le spectacle électoral. Jusqu’en 2002, le Festival a eu lieu au moment d’élections nationales. Un des buts du FRAP est de proposer des alternatives au modèle présenté par les candidats et journalistes. La conséquence première de ce positionnement est de refuser des groupes qui veulent participer au FRAP pour soutenir un parti ou une candidature à des élections.

Sous le principe de zone d’autonomie temporaire, le FRAP se réapproprie l’espace public. A la fois éphémère comme lieu de discussions, d’échanges, de propositions, c’est aussi un espace de respiration sociale, de partage et de construction d’alternatives plus tenaces. Comme le militantisme n’est pas un ascétisme, la fête et les formes d’expression artistiques, anti-répressives et (ré)créatives participent à la rencontre et à l’élaboration collectives des résistances.

Vers une organisation collective et autogestionnaire de l’événement.

Le FRAP est organisé collectivement, avec des assemblées générales décisionnaires non-hiérarchiques. C’est là que sont discutées toutes les propositions et qu’ont lieu les débats entre participants. L’organisation est donc décentralisée et autogérée. Les lieux de réunions et de festivités correspondent à sa volonté de subversion et d’indépendance. Le travail préparatoire en ateliers rend compte en assemblée générale de ses propositions de réflexions et d’actions. C’est une double revendication de contenus théoriques et de réalisations communes. Cependant, le FRAP ne se contentera pas d’une « critique de la vie quotidienne » mais vivra quotidiennement sa critique. Ici, il y a un vouloir-vivre le monde pour le changer et un vouloir-changer le monde pour y vivre. Le FRAP réclame aussi son éclectisme. Cela ne veut pas forcément dire chercher le consensus à tout prix. Le FRAP tente de mêler diverses approches du militantisme ou de l’engagement, à provoquer des rencontres inattendues avec d’autres modes de vie, de pensée, d’action...

Le FRAP est son propre média

Le FRAP revendique l’autonomie dans sa communication. La récupération par les média dominants des discours et des images des luttes implique que nous fassions notre propre communication par l’affichage, la diffusion de programmes, l’annonce des thématiques sur les médias alternatifs. La continuité des FRAP et la circulation d’informations toute l’année permettent une mise en réseau informelle et pourtant durable.

le FRAP en 2006 ?

Ce sera avant tout une aventure collective. Si vous souhaitez participer, ajouter votre pierre à l’édifice, proposer une exposition, un espace, du matériel, des talents (cuisine, musique...), une idée...

Bienvenu-e-s !


PROGRAMME

-  (J-3) Mardi 2 mai - 14h à Friche et nous la paix- Atelier de création d’affiche Stickers avec des pochoiristes et tout au long du FRAP expo et infokiosk

-  (J-2) Mercredi 3 mai - Ateliers écologie : Projection au Barbizon + conférence sur le nucléaire. ’La République Atomique’ de Dominique Lorentz

-  Venderdi 5 mai - à 18h au Jardin d’EcoBox - Ouverture du Frap : apéro, cantine autogérée et végétalienne, cabaret de jardin, etc.

-  Lundi 8 mai - A la Bibliothèque la rue - Les Renseignements Généreux et autres médias libres informent en ’copyleft’.

-  Mardi 9 mai - de 17 à 23h à la Serre Volante

Information et désinformation sur la Françafrique : Soirée ’Information désinformation sur génocide des Tutsis au Rwanda’

17h Projection ‘Rwanda : Tuez les tous’ de Raphaël Glucksman, David Hazan, Pierre Mezerette, 1h40, 2005 ; 19h Repas africain ;

19h30 Debat ‘L’idéologie de l’ethnisme’ avec Laure Coret de Aircrige (Association internationale de recherche sur les crimes contre l’humanité et les génocides) et Commission d’Enquête Citoyenne, Olivier Thimonnier de Survie ;

20h30 Projection : exemple de désinformation

21h Débat ‘Négationnisme et version officielle’ avec George Kapler (réalisateur, Commission d’Enquête Citoyenne), Raphaël Glucksman (sous-réserve), Olivier Thimonnier de Survie + table de presse Survie Paris IdF, Afrique 21, Renseignements généreux + expo de Survie Paris IdF.

-  Mercredi 10 mai - à EcoBox : Expo, Infos, discussion, apér, cantine et projections...

-  Jeudi 11 mai - de 16 à 23h à Auber Villa à Aubervilliers -

Information et désinformation sur la Françafrique : ’Information désinformation sur la Dette de l’Afrique’

16h Projection ‘Life and Debt’ de Stéphanie Black, 2006, 82min 17h20 Slam ‘Apkass’

18h Projection ‘Parole de Fana’ de Armand Gauz, 2006

19h Repas africain

19h30 Débat avec Renaud Favéan et le Comite d’Annulation de la Dette du Tiers Monde, Francois Maugé coauteur (avec Damien Millet) de ‘La jamaïque dans l’étau du FMI’

21h Concert rap ‘L’ennemi à l’intérieur’ et ‘Synapse’ + table de presse Survie Paris IdF, Afrique 21, Renseignements généreux.

-  Vendredi 12 mai à la Serre volante - Sur la Technoscience (en vue de l’anti-inauguration de Minatech le 1er juin 2006 à Grenoble) : projection du "Silence des Nanos" de Julien Colin, suivie d’un débat en présence du réalisateur et d’un concert d’El Mapi.

-  Samedi 13 mai - Primptenps des libertés en cortège à la manifestation contre l’immigration jetable, suivi d’un repas-concert en fin de parcours à la Serre volante.

-  Dimanche 14 mai à 14h - Dans la rue - Antizurbanisme : conférence de rue de Bernard Brochand (historien de l’urbanisme à Paris 8), épluchage de légumes en plein air, zone de gratuité, Ne pas plier, repas et projections, etc.

-  (J+1) Lundi 15 mai à 20h à la Serre Volante - Film inédit sur les Questions de genre sexulités avec le Collectif Genre suivi d’une discussion-débat.

-  (J+2) Mardi 16 mai - L’antispecisme en question : projection et débat avec le collectif du même nom.


-  FRICHE ET NOUS LA PAIX - 22 rue Dénoyez, 20e - Mo Belleville.
-  LE BARBIZON - 141 rue de Tolbiac, 13e - Mo Tolbiac.
-  JARDIN D’ECOBOX - 37 rue Pajol, 18e - Mo La-Chapelle ou Marx-Dormoy. LA SERRE VOLANTE - 52 rue Servan, 11e - Mo Saint-Maur.
-  BIBLIOTHEQUE LA RUE - 18 rue Robert Planquette, 18e - Mo Blanche
-  ECOBOX - 33 rue Pajol, 11e - Mo La-Chapelle ou Marx-Dormoy.
-  AUBER VILLA (Villa mais d’Ici), 19 rue Sadi Carnot, Aubervilliers, M° 4 Chemin

Publié le mardi 2 mai 2006
Mise à jour le mardi 2 mai 2006

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